Abandon

le ruisseau
des mots
s’était tari

il n’y avait plus
que le silence
pour te désaltérer

 tu as su
de la certitude première
qu’il fallait te noyer
dans la lumière

accueillir
encore une fois
ce qui s’abandonne

ne rien vouloir garder

Auteur : tracesdusouffle

Marie-Anne Schonfeld